On ne règlera pas l’absentéisme scolaire avec un chantage aux allocs
Communiqué de presse FCPE.
On ne règlera pas l’absentéisme scolaire avec un chantage aux allocs
Pour la FCPE, la mesure consistant à suspendre les allocations en cas d’absentéisme scolaire est scandaleusement injuste. Elle ne touchera que les familles bénéficiaires des allocations familiales et n’atteindra réellement que celles qui en dépendent pour assurer leur vie quotidienne. Le poids de la mesure dans le budget des familles dépendra en effet du montant des allocations dans leurs revenus.
L’aide à la parentalité ne se fait pas en enfonçant sous l’eau un peu plus la tête des parents déjà en difficulté. Ce n’est pas non plus en supprimant 16 000 postes dans l’Education Nationale à la rentrée de 2011 qui favorisera une meilleure assiduité des éléves.
Afin d’aider les familles à sortir de leurs difficultés Il faudrait augmenter le montant ridiculement bas des bourses scolaires, recruter des assistants sociaux et des psychologues scolaires dans l’Education nationale et leur donner la possibilité de mettre en place une véritable prévention, avec de réelles mesures d’accompagnement pour tous les élèves et plus particulièrement ceux qui en ont le plus besoin.
L’absentéisme est un phénomène qui est complexe avec de multiples causes. Y répondre par une mesure unique et radicale est un leurre.
La FCPE le répète : La sanction financiére n’est pas adaptée, tout comme à l'inverse l'incitation financiére "des lycées cagnottes" l'à prouvé. Trés vite abandonnée par l'Educaion Nationale elle devait remotiver les élèves et les faire revenir durablement en classe de façon à ce que cela leur soit profitable.
Pour que tous les enfants aient envie d’aller en classe, il faut transformer la relation pédagogique à l’école pour les intéresser et donner du sens aux enseignements, mais surtout respecter leurs choix d’orientation, ce sont des propositions que la FCPE réitère.
Le non remplacement des enseignants absents est la véritable entorse faite à l’obligation scolaire qui ne s’impose pas qu’aux parents des élèves scolarisés ! L’Etat devrait plutôt faire en sorte de garantir la continuité du service public d’éducation avant de chercher à châtier l’absence des élèves.
Bobigny : le 25 janvier 2011